
« Une porte m’est ouverte pour transmettre autre chose »
D’origines et de parcours différents, les nouveaux animateurs d’Église ont un point commun: une envie de partage.
HERVÉ MAXTON
Etre reconnu à un poste dans lequel il s’épanouit déjà ne pouvait pas être plus réjouissant pour lui. Ancien pasteur évangélique, enseignant, éducateur puis aumônier à l’Ecole de la transition, qui accueille des jeunes en quête de leur voie professionnelle, il est désormais introduit comme animateur d’Église. «Mon cheminement de foi est là depuis longtemps, mais une porte m’est ouverte pour vivre une expérience nouvelle et transmettre autre chose que des mathématiques aux jeunes.» Il est également aumônier en école professionnelle.
ISABELLE REUST-BOVARD
«Je suis tombée dans le chaudron de l’EERV à la naissance. Déjà à l’école du dimanche, j’étais passionnée par les textes bibliques.» Alors aujourd’hui, elle transmet cet amour pour les textes, qui n’a jamais faibli. Après son séminaire de culture théologique, la Lausannoise a commencé à raconter ces histoires lors de cultes, s’est formée avec la conteuse
Alix Noble et s’est tournée vers la voie d’animatrice d’Église, tout en continuant à conter. «Ces textes bibliques sont un trésor incroyable. Je le vis dans ma vie et j’ai envie de le partager avec les jeunes et en paroisse.»
KATJA GARRONE
Née en Suède de parents finlandais, elle est arrivée en Suisse avec sa formation universitaire d’animatrice de jeunesse en Église. Un changement de direction professionnelle ne lui permettra pas d’exercer cette profession qui l’attire depuis longtemps avant son arrivée dans le canton de Vaud, vingt ans après l’obtention de son diplôme. «Je me suis enfin retrouvée là où j’avais pensé être tout de suite après mes études. La foi est le fondement de ma vie. J’avais besoin de redonner le cadeau que j’avais reçu des animateurs quand j’étais enfant, de pouvoir être cet adulte de confiance qui guide et soutient.»
DANA FELL
C’est presque par amour qu’elle est tombée dans la foi, en rencontrant son mari, pasteur, en République tchèque. Mais c’est par amour pour la foi qu’elle y est restée, en tant que bénévole, membre du Conseil de paroisse. «J’ai reçu un appel à m’engager dans l’Église. En terminant le séminaire de culture théologique, j’ai aussi surmonté une période de doute grâce à la foi.» En tant que stagiaire animatrice d’Église dans la région du Nord vaudois, elle trouve la voie qui répondait à cet appel spirituel. «Je reçois énormément dans mon travail. Dieu nous fait vivre plein de belles choses.»
CÉLINE CHABLOZ
Devenir accompagnante spirituelle était un rêve de petite fille. Elle l’est enfin, depuis pas si longtemps. «Aujourd’hui, l’Église est en train de s’ouvrir d’une manière qui me parle énormément. Cela me touche qu’elle se rapproche des gens là où ils sont.» Emplois, voyages, rencontres, tout s’est ensuite enchaîné comme si elle était guidée par une force supérieure. Le 1er octobre, elle commencera en tant qu’aumônière en EMS à Château-d’OEx. Une manière pour elle de revenir sur son lieu de naissance.
ANNE ALBERTI
S’entretenir avec les gens, voilà ce qui a guidé son parcours à travers ses études de sciences des religions, d’anthropologie, de sciences sociales. Jusqu’à devenir accompagnatrice spirituelle en milieu hospitalier. L’échange avec l’autre, la rencontre avec l’altérité et les réflexions que ces liens permettent sont des piliers de sa pratique et ce qui la fait vibrer encore aujourd’hui. De plus, le travail en lien avec le personnel soignant est au coeur du métier. «Avec ce que les gens peuvent traverser dans le milieu hospitalier, il est crucial de prendre le temps de les écouter.»





