Jésus invite ses amis disciples à donner eux-mêmes à manger alors qu’il y a disette. Le propos de ce matin nous conduira à réfléchir aux restrictions qui s’imposent en cas de crise tant mondiale que personnelle ainsi qu’à l’abondance dont certains croient bénéficier. Au fond, de quelle abondance parle Jésus ? Ses propos sont-ils réalistes ou utopiques ?
Rousseau, chassé de partout et persécuté, se réfugie sur la petite île Saint-Pierre du lac de Bienne. Il y découvre les bienfaits du farniente. Ce n’est pas une paresse ou un ennui, c’est goûter au simple fait d’exister. Rousseau est profondément théologien et mystique, ses racines sont bibliques : dès la première page de la Bible, on voit Dieu tisser avec l’humain une relation puis le mettre au travail. Tout de suite après vient ce repos que Rousseau appelle le « précieux farniente ». Il s’articule fort bien avec les deux autres : le travail et la prière. Peut-être que notre époque est malade d’avoir oublié ce trépied ?
Pour l’ensemble des trois cultes à La Chiésaz, le thème commun est la vie communautaire. Pour ce culte, la question des forts et des faibles questionne les rapports de force de la communauté; qui est vraiment fort ? En regardant au Christ, comment cette force se doit-elle se manifester ?
Le récit du paralytique à la piscine de Bethzatha sera raconté. La narration biblique permet de plonger dans l’histoire et d’y insuffler des pistes de réflexion. Le message commence donc déjà là, par le fait d’entrer dans le récit et pouvoir se laisser toucher par lui. Puis un parallèle sera fait avec nos paralysies intérieures, pour lesquelles Jésus nous offre aujourd’hui aussi une libération.









